Le paradis, c’est les autres – et toi.

Bonjour mes louveteaux ! Aujourd’hui, je reviens avec un article qui me tiens véritablement à coeur. En tant que tel, il sera un peu différent des autres, et donc un peu plus brouillon, sans doute. Soyez indulgent, je vais faire de mon mieux.

Tout le monde connaît, je suppose, cette fameuse citation de Jean-Paul Sartre : « L’enfer, ce sont les autres. »
Ce à quoi je réponds, sans ironie aucune : « Et le paradis, c’est ta manière d’être à leur contact. »

Commençons par le début. Qui suis-je ?

Depuis l’ouverture de ce blog, je n’ai que brièvement évoqué quelques-unes de mes caractéristiques. Ceux qui me suivent régulièrement savent donc que j’ai le crâne rasé, et que je fais des synesthésies odeurs/couleurs. Mais, aujourd’hui, je voudrais aborder quelque chose de moins trivial. En effet, j’ai ce que l’on appelle, dans le jargon médical, un handicap invisible. En fait, j’en ai même plusieurs.
Pour clarifier les choses, le handicap invisible est un handicap qui n’est pas apparent. Il ne va pas être visible pour une personne qui me croisera dans la rue, par exemple. Et pourtant, même si je me tiens droit sur mes pattes, même si je parle avec éloquence, ces difficultés bien présentes vont me conduire à être plus fatigable, plus limité dans certaines activités de la vie quotidienne. M’appesantir dessus n’amènera à rien sauf à m’ennuyer et à vous perdre dans un océan de données médicales – je vais donc nous épargner cette peine.

Je me contenterais seulement, pour illustrer cet article, de vous faire une confidence ; comme la plupart de ceux qui sont nées avec un handicap invisible, je ne me sens jamais en difficulté quand je suis seul chez moi ! C’est le contact avec la société, et ses attentes très normées, qui va révéler mes différences et en faire un handicap. Pendant longtemps, cette constatation simple m’a amené à observer les autres – pas pour me comparer, mais pour mieux cerner la façon dont je pouvais m’adapter.
En définitive, ces qualités d’observation m’ont permis de constater un certain nombre d’attitudes sociales étonnantes. Ce sont ces attitudes dont je voudrais parler aujourd’hui. Ces petits comportements qui, peu importe qui l’on est ou ce que l’on a, nous font souvent penser à tort que « l’enfer, c’est les autres ». Car après avoir adhéré pendant longtemps à cette citation, j’ai radicalement changé d’opinion. Et pour expliquer cela, je dois vous faire une confidence … Si l’enfer, ce sont les autres, c’est parce que le paradis est à portée de main, dans l’attitude de chacun d’entre nous !

L’enfer c’est les autres, quand …

Nous pensons que l’autre est comme nous.

Nous cherchons donc à lui imposer nos choix, nos idées, pensant simplement qu’elles sont meilleures. Parce que nous avons oublié que l’autre a grandi dans un contexte différent, qu’il a une personnalité différente, une identité différente, des choix de vie différents, un passé différent. Et comme nous l’oublions, nous nous croyons en droit de réagir quand il est en désaccord avec nous. Comme si nos choix, notre identité, nos valeurs, devaient forcément s’appliquer à tout un chacun sur cette planète. Comme si nous étions, finalement, le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour un être qui nous est fondamentalement différent. Ce n’est pas le cas bien sûr, et il est bon de s’en souvenir à chaque instant.

Ou bien nous généralisons excessivement, imaginant que le sens d’un acte ou d’un mot doit être le même pour tout le monde.
Pas plus tard qu’hier, au cours d’une conversation sur leur colocation naissante, Fabien a soutenu qu’il n’avait pas envie de se compromettre. Pour Lou, « se compromettre » signifiait « trouver un compromis » – et il a donc commencé à paniquer. Mais pour Fabien, « se compromettre » signifiait « mentir ». Fabien cherchait à dire qu’il n’aime pas mentir de manière générale, mais Lou a compris qu’il ne ferait aucun compromis dans le cadre précis de leur coloc’.
Il a fallu une heure et demie pour mettre cette situation à plat, car lorsque Fabien essayait d’expliquer ce qu’il entendait par « compromettre », Lou affirmait que le mot « compromettre » ne signifiait pas cela.

Alors, puisque je me surprends à faire ce rappel régulièrement : le monde n’est pas perçu de la même manière par tous. Les actes ne sont pas perçus de la même manière par tous. Et en conséquence, les mots ne sont pas les mêmes pour tout un chacun, eux non plus. En cas de doute, Fabien et Lou feraient mieux de se questionner mutuellement. Un simple « qu’est-ce que ça signifie pour toi ? » aurait évité tant de problèmes !

[NB : tous les noms figurant dans cet article ont étés changés.]

Nous croyons lire les pensées …

Et sous-estimons donc la nécessité de parler. Combien de fois ai-je constaté qu’un couple se séparait parce que, d’un côté comme de l’autre « il ne faisait jamais ce dont j’ai envie » … Sans jamais avoir verbalisé l’envie dont il est question ? Combien d’amitié ai-je vu se briser parce que « je ne supporte plus son attitude », sans même avoir tenté de discuter de l’attitude en question pour trouver un compromis ?

Ou bien nous préjugeons de ce que l’autre a voulu nous dire.
Par exemple en lisant entre les lignes là où il n’y avait rien à lire, ce qui provoque souvent un grave préjudice dans une relation. En supposant de ce que l’autre à voulu dire, on se prive d’entendre ce qui était véritablement important dans son message. L’on peut même en venir à imposer une réaction déplaisante, et tout à fait inappropriée !

Monsieur B., un professeur, avait fait de l’interprétation abusive sa spécialité. À titre d’exemple, alors qu’il organisait un jeu de balle, j’avais lancé à l’un de mes camarades « Arf, c’est pas ce que je préfère les jeux de balles ». Ici, je cherchais seulement à faire la conversation à un ami. Notre professeur a cependant cru nécessaire d’intervenir avec cette réaction : « Oui bah tu vas y jouer quand même ! »
Il avait visiblement cru que je cherchais à me défiler, et cela a suffi à l’énerver … pour rien. Car en fait, je n’avais jamais prétendu, ni même pensé à ne pas jouer. Mais je dois bien l’avouer, sa remarque m’a poussé à l’envisager !

Ou nous avons soif de reconnaissance …

Et si c’est le cas, nous pouvons confondre le rejet de notre idée, et le rejet de notre personne. Si Paul n’est pas d’accord avec moi sur le déroulement de la Seconde Guerre mondiale, il aura peut-être envie de me convaincre à tout prix, pour que je reconnaisse à quel point son idée est juste, à quel point il est une personne géniale et intelligente. Mais en vérité, ce n’est pas mon désaccord avec lui qui va me pousser à le mésestimer ; ce serait plutôt son incapacité à différencier sa propre idée de son identité, et donc à reconaître que mon désaccord sur ce point ne signifie pas que je rejette la personne qu’il est. Car la machine a idée de son cerveau n’est pas représentative de l’intégralité de sa personne, et Paul ferait bien de s’en rappeler.

Ou bien nous pensons que ce qui compose notre identité a forcément besoin d’être reconnu. Attention, spoiler : si vous existez, alors votre identité existe également, et cela même si vous avez du mal à l’accepter vous-même. Si vous existez en tant que personne excentrique et changeante, alors que cela soit reconnu par les autres ou non n’a aucune importance. Vous existez, c’est un fait ; vous êtes excentrique et changeant, c’est un fait ; nul besoin de le faire reconnaître par quelqu’un d’autre. Votre identité est valide, elle mérite respect et considération de votre part, et cela même si la société dans son ensemble refuse de la reconnaître. Si vous existez, vous n’avez besoin de l’approbation de personne pour vivre, et pour être vous-même. Et, s’il vous faut tout de même l’approbation, la permission d’une tierce personne … Allez-y, je vous la donne !

Et par désir d’être apprécié et comprit, nous pouvons prendre pour nous, et en venir à légitimer toutes les réactions disproportionnées qui ont été évoquées plus tôt.
Si nous ne nous donnons pas nous-mêmes la reconnaissance que nous méritons, nous pouvons en venir à des questionnements absurdes, à des « j’aurais dû », à des colères, à des rancunes qui ne viennent que des réaction inappropriées d’autrui. Nous pouvons prendre pour nous la rigidité de Lou, en pensant que nous aurions dû nous exprimer différemment, oubliant par là qu’une relation se construit à deux et que nous ne pouvons pas être le seul coupable d’un malentendu. Nous pouvons prendre pour nous la réaction de Monsieur B., et penser qu’au fond, nous méritions peut-être sa colère pour une chose que nous n’avons objectivement pas dite. Nous pourrions même envisager que toutes ces réactions inappropriées, autour de nous, viennent du fait que nous ne savons pas bien communiquer. Et vous savez quoi ? C’est le cas. Le monde entier ne sait pas bien communiquer !

Parce que nous ne voyons pas clairement la situation.

Et nous mésestimons les attentes des autres. Combien de fois ai-je entendu quelqu’un me dire « si je ne fais pas cela, il vont penser que je suis égoïste / méchant / coincé / nul », « je croyais bien faire », « il a besoin de moi, je suis la seule à pouvoir le faire » … Sans jamais avoir demandé à l’autre personne son opinion, sa volonté réelle ?
La bonne nouvelle est ici : si les attentes d’autrui ne sont pas claires, il ne tient qu’à vous de les clarifier, en leur demandant simplement de les verbaliser. Et si après discussion à cœur ouvert, lesdites attentes sont toujours floues, alors considérez simplement qu’elles n’ont pas d’importance. Après tout, les contradictions d’un autre ne vous appartiennent pas ; vous avez déjà bien assez à faire pour gérer les vôtres !

Nous mésestimons également notre propre caractère, nos propres limites. Combien de fois ai-je vu des collègues, des amis, finir en burn-out pour avoir trop prit, trop supporté, trop accepté de leur travail et de leurs collègues ? Combien de personne ai-je vu atteindre la dépression avant de bouger, de changer, de réaliser que leur situation ne leur convenait simplement plus ? La bonne nouvelle, c’est que pour ne pas en venir là, il suffit de faire régulièrement un retour sur soi-même, pour clarifier les compromis peu clairs, voire vaseux, que nous avons mis en place avec les autres comme avec nous-mêmes.

Et de fait, nous mésestimons également les limites d’autrui. Combien ai-je rencontré de femmes battues par leurs compagnon, incapables de les quitter, toujours convaincues par les beaux discours sur fond de « je vais changer » qui n’étaient jamais tenus ? Combien d’amitiés malsaines ai-je vues perdurer parce que Natasha acceptait d’excuser tous les débordements, tandis que Cassandre était incapable de changer ? Combien de ces relations ont finit par exploser, dans la colère ou dans les larmes, car comment accepter que quelqu’un qui vous promet continuellement quelque chose ne se comporte pas en conséquence ? Comment accepter de renoncer à l’espoir perpétuel qui nous conduit à passer tant d’années auprès d’une telle personne, à renoncer, sans voir les limites de la personnalité de l’autre, et les limites de ce que l’on peut y sacrifier ?
En admettant simplement que tout le monde à ses propres limites, et cela, même si peu de gens sont capables de se les avouer honnêtement – et par voie de conséquence, de les faire reconnaître.

Mais le paradis est en nous, parce que …

Il est possible de changer de point de vue …

En apprenant à connaître cette personne magnifique que nous sommes. Cela n’est pas forcément facile, et en fait, comme tout ce qui en vaut réellement la peine, c’est rarement le cas.
Pour apprendre à se connaître, un bon début consiste d’ailleurs à observer, avec bienveillance et humour, nos propres réactions, nos propres humeurs, notre propre vie. Certains appellent cela le développement personnel, ou le travail sur soi. Je préfère le terme « cheminement personnel », car je crois sincèrement qu’il s’agit là d’un chemin de vie, et non pas d’un développement ou d’un travail. En effet, la plupart des situations qui se présentent dans nos vies nous donnent l’opportunité de tirer des leçons éclairantes, des apprentissages importants passés les premiers moments de douleurs.
Il s’agit alors de reconnaître que nous sommes par essence la personne la plus importante de notre existence – puisque nous sommes littéralement la seule personne avec laquelle nous sommes obligés de vivre. Apprendre à connaître et à apprécier cette personne, dans ses qualités et ses défauts, comme un ami, semble alors être la moindre des choses !

En apprenant à s’observer, avec patience et bienveillance, pour éviter toute confusion. Apprendre dans les relations à éviter les pièges de « l’enfer, c’est les autres » évoqués plus hauts, en se demandant sincèrement, à chaque instant, si ce que nous faisons est juste pour nous-même, et en accord avec nos valeurs et nos souhaits. Vérifier que notre parole est intègre, et que nos actes sont de même.
Car en effet, si vous faites de votre mieux et que vous le savez, il vous deviendra difficile d’accorder du crédit aux reproches des uns et aux critiques des autres. Exiger de vous-mêmes que vous fassiez mieux que votre meilleur serait assez mesquin, n’est-ce pas ?

En acceptant ses propres besoins. Vous avez besoin que l’on vous donne des instructions claires, et vous détestez les cris et les pleurs ? Dites-le. Affirmez votre besoin de calme. Affirmez votre besoin de clarté. « J’ai besoin de … » est une phrase magique, qui a pour mérite d’être très claire. Acceptez que vous êtes parfaits tels que vous êtes, avec vos qualités et vos défauts, vos besoins et vos limites.

Et en acceptant ses propres limites. Les limites de son corps, mais aussi celles de son esprit, et celles de sa personnalité. En général, il est plus facile de définir ce que l’on n’aime pas que ce que l’on aime. Personnellement, d’un point de vue corporel, je ne supporte pas la chaleur, qui me ramène des tendinites à répétition. Je me dois d’éviter les bruits trop fort et les foules agitées, qui me rendent inconfortable. J’ai aussi de nombreuses limites mentales ; je supporte très mal la frustration, qui me conduit à rechercher le plaisir. Je supporte très mal l’impatience, qui m’amène à rechercher l’indépendance. Et pour finir, je supporte très mal l’incohérence, qui me pousse à rechercher l’intégrité.
Si quelque chose vous insupporte, s’il y a quelque chose que votre personnalité ne vous permettra pas de faire, n’hésitez jamais à le dire – pourvu que votre parole soit juste et mesurée. Reconnaître ses propres limites, c’est en effet une façon de se reconnaître le droit d’exister.

En reconnaissant également ses manques, pour ne plus faire porter aux autres la responsabilité de nos réactions. Vous vous sentez hors de vous lorsque l’on vous accuse de quelque chose ? Cela n’a rien d’étonnant. Pourtant, avec un peu de recul, vous pourriez considérer que celui qui vous lance cette accusation vous a fait un magnifique cadeau.
Après tout, si cette accusation infondée en vient à éveiller en nous une telle fureur émotionnelle, c’est probablement parce que ce n’est pas la première fois qu’une chose pareille se produit ! C’est souvent, en fait, parce que cette remarque vient chercher en nous une vieille plaie mal cicatrisée. Plutôt que de pointer, de façon assez peu productive, l’attitude de l’autre, il pourrait être judicieux de se poser des questions sur soi. Prendre le temps nécessaire pour identifier cette plaie mal cicatrisée, pour la reconnaître. Et, bien sûr, prendre le temps nécessaire pour la panser, la soigner.

En cultivant le bonheur dans ce que nous avons déjà. Cultiver la grattitude pour chacune de ces choses qui semblent pourtant ordinaires. Pour ce cacao qui, quand on y réfléchis bien, a poussé sur les branches d’un arbre peut-être plus ancien que vous, alimenté par la terre résolument plus ancienne que chacun d’entre nous. Il a été ramassé par les mains de personnes inconnues à l’autre bout de la planète, acheminé par d’autres personnes qui vous sont étrangères, moulu et empaquetté, puis vendu par d’autres personnes encore. Est-ce que cette simple pensée ne pousse pas à se sentir à la foi plus humble, plus connecté au monde, et plus reconnaissant aussi pour ce que ce dernier nous offre ? Et cette eau qui coule naturellement de votre robinet ? Mesurons-nous vraiment la chance que ce miracle moderne représente ?
Il suffit de peu pour trouver l’émerveillement qui mène au bonheur. Il est à portée de main, au quotidien, même dans nos actes les plus anodins.

Et de créer un morceau de paradis !

En acceptant d’être la meilleure version de nous-mêmes, non seulement avec soi, mais également avec les autres. Vous avez réussi à accepter la personne magnifique que vous êtes ? N’hésitez pas à montrer aux autres quelle personne magnifique ils peuvent être eux aussi, avec leurs propres limites, leurs propres besoin. Repérez ces petits moments de confusion, où l’autre a oublié qu’il n’est pas comme vous. Ces moments où il a oublié qu’il ne lit pas dans vos pensées, ces moments où il a oublié de prendre en compte ses limites et les votres, et ces moments où il recherche la reconnaissance. Faites les remarquer avec douceur ou avec humour, si la situation vous le permet.

En demandant le pardon, et en se l’accordant dans la foulée. Vous vous êtes emporté et avez crié sur l’opératrice téléphonique ce matin ? Ce n’est pas grave, personne n’est parfait, et emprunter le chemin du paradis ne signifie pas que la route sera tranquille. Vous allez probablement glisser sur ses graviers en dérapage incontrôlé et sortir du sentier, de façon très, très régulière. Même après des années de pratique, cela m’arrive encore.
Cependant, pour être en paix avec soi-même comme avec les autres, il peut être utile de pardonner. Pardonner à cette opératrice du câble d’avoir insisté pendant trois quart d’heure, ce qui nous a mit en retard pour le concert du siècle. Se pardonner, à soi-même, de ne pas avoir su lui communiquer notre refus calmement, et de lui avoir crié dessus alors que l’on sait bien qu’elle ne fait que son travail.
Si vous ne pouvez pas la rapeller, contentez-vous simplement de dire « je lui demande pardon », en le pensant sincèrement … et accordez-vous ce pardon vous-même ! Il ne s’agit pas en effet de pardonner par bonté d’âme, pour laisser l’autre s’en tirer, ou pour faire une bonne action. Au contraire, il s’agit simplement de reconnaître qu’une erreur a été faite, et de se pardonner cette erreur à soi-même – afin de pouvoir à nouveau cheminer en paix.

En partageant le bonheur, même quand ce n’est pas si simple. Une citation prétend qu’on peut allumer des dizaines de bougie à partir d’une seule sans en abréger la vie, tout comme on ne diminue pas le bonheur en le partageant. En général, les gens seront ravis de partager votre joie, alors faites-la circuler.
Bien sûr nous connaissons tous cette personne, ou cet ami éternellement insatisfait, éternellement victime du sort, qui serait incapable de reconnaître le bonheur même si ce dernier le heurtait en pleine face. Je ne vais pas mentir ; vouloir partager votre bonheur avec cette connaissance ne mènera à rien, car elle sûrement un prétexte, une raison valable ou non, pour ne voir que la face sombre de l’histoire. Et après tout, si c’est son chemin, alors ainsi soit-il !

Et surtout, je vous en prie, ne le prenez pas pour vous. Si Roger de la compta passe son temps à croire qu’il lit dans vos pensées, généralement pour en retirer les pires horreur, grand bien lui fasse – cela ne vous concerne en rien, même s’il prétend le contraire. Je ne vais pas vous mentir, cela ne sera pas toujours facile.
Vous n’aurez pas toujours la patience, la bienveillance, l’envie de répondre justement à une personne qui nage encore en pleine confusion. C’est tout à fait légitime. Ne pas se laisser entraîner par ceux qui voudront vous tirer vers le bas pourra réclamer bien de l’énergie et du courage, mais cela en vaut la peine, simplement pour être en paix avec vous-même.
Si vous n’avez pas d’autres choix que d’essuyer les remarques déplaisantes de Roger sur ce que vous avez forcément pensé d’après lui, si vous êtes obligé de le fréquenter cet ami qui ne verrait que le chagrin dans un palace de joie, il y a un moyen simple de remettre tout le monde à sa place.
A chaque fois que quelqu’un pojettera sur vous ses propres manques, un simple « Cela, ça t’appartient », aura bien plus d’effet que n’importe quelle défense.

Parce que, quand l’enfer c’est les autres, nous avons en nous-mêmes tous les outils pour le transformer en paradis.
Share the love, puppies ! 💙


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