Challenge 1.0 : Le minimalisme

MINIMAL, -ALE, -AUX,, adj. » Qui atteint son plus bas degré, sa plus petite valeur; qui constitue un minimum. Dérivé 1 : Minimalisme, subst. masc. Attitude, tactique qui consiste à demander le minimum de choses. Antonyme : maximalisme.
~ Source : CNRTL

1. Le minimalisme est-il une mode ?

Dans notre société de consommation, basée sur une force de travail qui doit être ultra-performante afin d’engranger de l’argent, l’utilité dudit argent est justifiée par la possibilité de payer pour des objets et des services qui engrangerons eux-mêmes du travail, et ainsi de suite. Ce système, comme tout les autres, a ses avantages et ses inconvénients.
J’y ai cependant remarqué une tendance bien étrange. Celle d’encourager une confusion facile entre ce que nous faisons (notre force de travail, nos capacités), ce que nous avons (notre pouvoir d’achat, nos possessions, nos opinions) et qui nous sommes (notre identité, nos valeurs, notre caractère). Admettons-le : à un moment ou à un autre, chacun d’entre nous a cru qu’avoir un nouvel objet impacterait notre identité en nous rendant plus heureux, plus populaire, plus impressionnant … pour se rendre compte qu’il n’en était rien.
Admettons-le : la première question que l’on pose à quelqu’un pour le connaître n’est pas ce qu’il aime, ou qui il est … mais ce qu’il FAIT dans la vie (et par là-même, nous entendons souvent : son travail). Pour anecdote, si vous essayez de répondre « je fais ce qui me rends heureux », la réaction en vaut le détour !

De façon directe où indirecte, cette confusion entre qui nous sommes, ce que nous avons et ce que nous faisons, peut nous pousser à accumuler (le travail, les objets, l’argent). Je suis moi-même bien trop souvent tombée dans ce piège pour le méconnaître. En fait, je ne m’étonne pas vraiment de voir de plus en plus d’articles, de notes, de reportages impliquant la décroissance, le recyclage, l’économie – de soi, des objets, de la planète. Les succès récent de philosophies et de pratiques telles que la Marie Kondo mania, le Hygge, le Wabi-sabi … sont autant de signes que nous nous sentons parfois dépassés par cette philosophie de consommation intense qui est devenue la norme. Quelque part, nous sommes nombreux à chercher une nouvelle façon de cultiver notre bien-être personnel, et cela peut passer par une nouvelle manière de voir les objets qui peuplent notre quotidien.

Dans ce contexte, peut-on considérer le minimalisme comme une mode ? Je ne le crois pas. Au contraire, je pense que l’on peut y voir une nouvelle manière de consommer. En ne gardant que ce qui nous est vraiment nécessaire et ce qui nous rends heureux, il devient possible de ne plus perçevoir les objets comme un indicateur de notre propre valeur. En revenant à l’essentiel, il est possible de diminuer la soif intarissable de nouvelles possessions, de réduire l’argent nécessaire à les acheter ; il devient possible de freiner l’agitation qui nous permettais d’obtenir plus d’argent – et de profiter de ce temps pour vivre, tout simplement. Il devient possible de faire cesser cette confusion entre qui nous sommes, ce que nous faison et ce que nous avons, et de nous réattribuer notre identité.

2. Minimalisme VS simplicité volontaire : Qésaco ?

J’ai parfois lu que la simplicité volontaire se voulait plus écoresponsable que le minimalisme, j’ai parfois lu que le minimalisme était plus tourné vers l’individu que la simplicité volontaire. Au risque de choquer certains puristes de ces deux mouvements, je ne vois personnellement pas de grande différence. Dans les deux cas, l’intentionnalité me semble être la même ; raisonner sa consommation, privilégier le nécessaire au superflu. En se rappelant, bien sûr, que le nécessaire de l’un est le superflu de l’autre !

Même avec toutes les bonnes intentions du monde, une personne allergique au lactose et végétarienne n’aura pas les même besoins minimaux qu’une personne carniste sans allergie, et donc pas la même manière de raisonner sa consommation ; une personne qui vit dans un studio en ville et une autre dans une maison en pleine campagne n’auront pas les mêmes accès aux services de proximité, et leur façon de consommer en seront différemment impactées ; une personne qui a une activité artistique intense, et une autre qui ne vit que de son travail, n’auront toujours pas les mêmes besoins minimaux à contenter.

C’est la raison pour laquelle il me semble difficile de donner une définition précise, que cela soit du minimalisme ou de la simplicité volontaire. Dans les deux cas, le challenge consiste à se rapprocher d’une consommation raisonnée, impliquant de consommer le minimum pour respecter nos besoins, dans une démarche d’écologie personnelle et/ou planétaire …

Depuis le couple minimaliste depuis dix ans qui vit dans une tiny house, jusqu’à la personne célibataire qui cherche à simplifier son existence dans une conscience écologique et économique, il y a des milliers de variations possibles et imaginables ; et pour tout dire, je trouverais bien étrange de classer ces dernières.

On peut sûrement faire mieux, non ?

3. Et maintenant ?

Que ce soit simplement dans le but de se raprocher de son identité réelle, que cela soit pour des raisons écologiques ou économiques, je crois sincèrement que nous avons tous au moins UNE bonne raison de nous mettre au minimalisme.

Alors, mes louveteaux … Prêts à relever ce défi avec votre coyote ?
Si oui, je vous donne rendez-vous pour bientôt à la première étape de ce challenge : le désemcombrement !

Enjoy 😉


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